Les traditions aux quatre coins du monde (partie 2)

 Les racines de l’Europe de l’Est

Ivan Prvulovic et Barbara Cabraja :

« En Croatie et en Serbie, les églises orthodoxes séparent les femmes et les hommes (les femmes indisposées ne peuvent pas assister à la messe) et contrairement au catholicisme, les prêtres peuvent se marier et avoir des enfants. À  la fin de chaque messe, nous embrassons l’image d’un saint installé sur l’autel ;

Les Saints sont très importants pour nous, nous leur offrons de la nourriture et du vin. Chaque famille fête son Saint, le plus connu est Slava (Cyrillique : Слава), nous le fêtons le 16 novembre.
Nous les célébrons autour d’un grand repas de famille; les fêtes traditionnelles sont également fêtées mais avec une semaine d’écart par rapport aux catholicisme comme Pâques et Noël.

Pâques en croate se dit Uskrs (ouskeurse), il vient du mot ‘uskrsniti’ qui veut dire ressusciter. En Croatie, il n’est pas de tradition d’offrir du chocolat !
Non ! Il y a : kucanje jajima , où on peint des œufs dans tous le pays.

Tous les membres de la famille doit prendre un œuf et nous devons le taper contre un autre, celui qui n’a pas cassé son œuf une seule fois gagne le jeu ! »

          Le mariage Djerbien (Tunisie)

Rayhane Kharroubi : 

« Le mariage est très symbolique pour nous.
Traditionnellement, le mariage tunisien dure 1 semaine. Le premier jour « saboun » , on prépare le trousseau de la mariée (repassage du linge de maison, décoration).


Le troisième jour « hammam » : ce jour-là, le hammam est entièrement réservé à laaroussa (la fiancée). Toutes les femmes présentes sont aux petits soins pour elle. Tout est mis en œuvre pour lui faire une peau blanche, douce et éclatante. C’est pour cela que la fiancée reste 1 mois chez elle avant le mariage.


Au quatrième jour « henna » : on lui applique une pâte de henné et d’eau de rose sur les mains et les pieds pour lui porter chance dans sa vie conjugale.


Pendant le sixième jour « la outéya« , la mariée et ses invitées portent des tenues traditionnelles. Selon les régions, la mariée portera jusqu’à 4 robes traditionnelles dans la même soirée.
Le futur marié, de son côté, a lui aussi une fête « entre hommes ». Cela correspond en quelque sorte à l’enterrement de vie de garçon européen.

Le septième jour « dokhla« , est le jour J où les deux mariés se réunissent dans une fête commune où la famille complète, les amis et les voisins sont invités. Les hommes et les femmes sont séparés.
Le marié porte une jebba, costume traditionnel tunisien fait de soie. Les Tunisiennes optent généralement pour la Kissoua, composée d’une blouza et d’une fouta (bustier et jupon) blanc en satin généreusement brodée et pailletée.

Les mariés à l’occasion d’une danse, sautent par-dessus un poisson en s’aidant mutuellement. Cette tradition illustre l’alliance du mariage et l’aide entre époux dans chaque moment de la vie et particulièrement pour surmonter les difficultés.
Pour finaliser le mariage, la mariée rejoint son mari, chez lui, en chameau. »

   Voyageons sur l’île de la Martinique

Xavier Thine : 

« Sur l’île de la Martinique, le carnaval et Noël sont deux fêtes très sacrées où on y danse le Bèlè avec les vêtements traditionnels faits en tissus nommés : madras. On y mange des plats traditionnels tels que : le ti nain lan mori, colombo de cabrit , Fricassé de lambis, boudin, accra, coq roussi, crabe de Pâques.

De plus, nous entretenons  un rapport particulier avec les morts. Les veillées mortuaires servent à accompagner le mort jusqu’à sa dernière demeure pour qu’il ne revienne pas tourmenter les vivants. Famille et amis se réunissent pour parler du défunt, évoquer sa mémoire, raconter des histoires, terrifiantes ou drôles, jusqu’à l’aube.»

La péninsule ibérique sous un autre regard

Lalie Alves :  

« Au Portugal, nous sommes majoritairement tous catholiques et  nous honorons la Sainte Fatima;  si elle réalise nos vœux , nous lui devons en retour : faire plusieurs fois le tour de la cathédrale à genoux ou marcher des kilomètres à pieds jusqu’à la cathédrale.

Du 12 au 29 juin,  tout Lisbonne honore Saint Antoine de Pandoue et Saint Jean. Il y a un défilé avec une fanfare (les marchas populares) sur l’avenida de liberdade.

Pendant les grandes fêtes comme celle-ci, nous mangeons de bon repas comme la bacalhau  à bras , oui on aime manger tout et partout! Par exemple,  à la plage, des vendeurs apportent des bolas de berlim accompagnés d’une chanson pour attirer les gourmands.»

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