Se développer

Quel est son parcours ?

31 ans,marié et  père de famille, Luc GIMBERT est le fondateur de sa propre entreprise « artisans des réseaux ». Depuis maintenant plus d’un an, il travaille sur  la création de  son deuxième projet « Experts du montage », ouverture prévue après le confinement.

Rien ne le prédestinait à ce milieu professionnel ; après avoir obtenu son Baccalauréat scientifique, il intègre une  classe préparatoire afin d’accéder  aux grandes écoles de commerce ; au bout de deux ans de travail acharné il est admis à l’ESCP, une école de commerce à Paris.

À la fin de ces études, il démarre sa vie professionnelle en tant qu’analyste dans un cabinet de conseil en stratégie dans l’entreprise   « ADVANCY ».

Après 2 ans, il réalise que ce métier manquait de réalité et de terrain ; il quitte alors cette société pour rejoindre l’entreprise Comtesse  du Barry . Il a d’abord eu en charge  l’animation du réseau de succursales ( dont 10 puis 35 points de vente) et ensuite, le développement en franchise de l’enseigne.

  Comment a-t’il monté sa propre entreprise ?

Sa première société est créé en statut d’auto entrepreneur, dans le domaine de l’accompagnement et le développement des modèles. Avec cette société, Il change complètement d’univers pour aider des enseignes de cosmétiques, de prêt-à-porter, de produit d’apéritif … à s’ouvrir à la franchise.

En novembre 2019, en parallèle de ses missions de conseils pour d’autres enseignes, il commence à réfléchir au rachat d’une société, ce qui serait une bonne façon de mettre le pied dans l’entreprenariat;  il s’est également dit que les métiers qui fonctionnaient convenablement étaient les métiers techniques, comme la plomberie ou  la vitrerie.

 « La première chose que l’homme préhistorique a fait a été de créer son bouclier et aménager sa cabane ».

C’est alors en avril 2019, qu’il est allé dans un grand salon de la franchise à portes de Versailles, il s’est retrouvé au milieu de tous les stands et de toutes les enseignes de magasins et c’est là où il a eu l’idée de leur proposer un partenaire qui permettait de répondre à tous les soucis techniques du quotidien.

Au départ, sa grande difficulté n’était pas dans la compréhension de l’intervention, c’était plutôt  de dénicher  le  bon artisan ; contrairement à maintenant où il a un listing complet  à l’échelle nationale et internationale.

Grace à son réseau, beaucoup d’entreprises, de responsables d’architecture et de directeurs techniques d’enseignes l’ont  aidé en lui fournissant les contacts de 150 artisans dont il aurait besoin pour démarrer.

En se développant, ils ont pu intervenir  dans plus de 60 enseignes comme Apple, Sephora, Subway, free et une quarantaine d’autres chez qui ils sont en exclusivité.Aujourd’hui,  ils ont à peu près 1500 points de ventes dont la gestion technique a été donnée à artisan des réseaux.

Avec le temps, il réalise qu’il n’aurait pas pu développer sa société sans une équipe solide. Généralement,  il y a une sorte de hiérarchie dans une société mais ce n’est  pas du tout cette valeur que Luc Gimbert  a voulu positionner dans artisans des réseaux.  « Tout le monde, quel que soit son âge et sa compétence, a des qualités qui sont très importantes pour faire grandir le projet. »

Comme Luc  Gimbert n’a pas un regard technique, il est ouvert à toutes les idées et réflexions.  Selon lui, l’entrepreneur c’est quelqu’un qui a de la motivation et plein de bon sens mais il doit s’entourer d’un mentor pour l’aider à gérer l’état d’esprit  car c’est aussi quelque chose de très stimulant tout en étant concret car entre le rêve et la réalité, rien ne se passe comme prévu.

 Ses modalités de travail ont –ils- changé pendant ce confinement ?

Pendant le confinement,  les modalités de travail ont beaucoup changé. Il faut maintenir des liens sociaux tout en conservant la distanciation, maintenir la motivation des objectifs en organisant des réunions.

D’un point de vue commercial, ils sont dans une approche indirecte avec la prise de contact et de présentation. D’un point de vue financier, ils sont très attentifs en essayant d’optimisé au mieux les dépenses.  Du point de vue social, Il garde une relation personnelle avec leurs partenaires. L’enjeu est de ne pas paniquer et de préparer l’avenir.

Ils mettent à profit cette période de confinement obligatoire  pour travailler sur l’administratif, trouver des solutions aux nouvelles contraintes sanitaires comme un support pour accrocher des distributeurs de gels hydro alcooliques et d’être plus actif sur LinkedIn et les différents réseaux, afin de démarrer de nouvelles relations qui se concrétiseront plus tard.

 A-t’il des projets d’avenir ?

En parallèle avec  son métier le fait d’avoir sa propre entreprise et d’être autonome  laisse vraiment une place importante  à la vie de famille donc « pourquoi pas un deuxième enfant?! »

Pour les projets alliant personnel et professionnel, il souhaite gagner une liberté, une sérénité d’esprit et il aimerait créer  5 ou 6 filières comme artisans des réseaux et experts du montage.

Voici les conseils qu’il souhaite  partager aux personnes qui n’osent pas se lancer :

«  Ne le faites pas  tout seul, quelqu’un partagera les joies et les peines avec vous  et il amènera deux fois plus de compétences. Pleins de gens n’osent pas se lancer car ils recherchent quelqu’un avec une énergie différente. Il ne faut pas hésiter à démarrer à plusieurs et si jamais vous avez peur commencer à faire quelque chose gratuitement voire pas très cher pour se conforter aux terrains, vous ne perdez rien, vous ne faites que gagnez des choses. »

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